Dans le tumulte insensé, fruit de nos passions sans nombre, réside parfois un calme inattendu. Sa nature sereine provient des certitudes mêmes qui défient l’entendement des connaissances humaines. J’ai longtemps erré, ma vie un rébus insoluble. J’ai parfois aimé, mon cœur souffrant mille morts.
Pourtant rien ne fut pire que l’instant de détachement total, où la seule sensation était le manque de sentiments.
À cet instant perdu dans l’infinité du temps, suspendu tel le socle de toute inexistence, j’ai désiré plus que tout, de l’amour, les terres immortelles…